Israël : aucune coalition ne dispose de la majorité après les élections
Le camp de Netanyahu obtient 53 sièges, la principale opposition 48 et les partis dirigés par des Arabes 19 sur 120.
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Photo: Joshua Paquin / Wikimedia Commons / CC BY 2.0 · Source de l’image · Licence: CC BY 2.0Israël s’engage dans de difficiles négociations gouvernementales après les élections législatives du 27 octobre. Ni l’alliance du Premier ministre Benjamin Netanyahu ni ses principaux adversaires n’ont atteint les 61 sièges nécessaires pour gouverner. Le camp de Netanyahu détient 53 sièges, le principal bloc d’opposition 48 et deux partis dirigés par des Arabes en totalisent 19. Ces derniers pourraient jouer un rôle déterminant, mais leur poids ne suffit pas à créer automatiquement une coalition. Des formations aux orientations différentes devront s’accorder sur un programme et sur la direction du gouvernement. L’opposant Avigdor Lieberman a exclu une alliance avec les partis arabes, compliquant la constitution d’une majorité alternative. Netanyahu reste Premier ministre pendant les discussions. Le président Isaac Herzog doit consulter les partis avant de charger une personnalité de former un gouvernement. En cas d’échec, de nouvelles élections pourraient être nécessaires. Le scrutin a également donné lieu à des accusations non étayées d’ingérence systématique visant les partis arabes. Les autorités électorales ont rejeté l’idée d’une atteinte systématique à l’intégrité générale du vote. La difficulté est donc politique autant que numérique : une majorité théorique ne compte que si les élus parviennent à gouverner ensemble. La nouvelle Knesset devrait siéger le 10 novembre.