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Opinion : la transition électrique exige des réseaux solides, pas seulement des centrales

La hausse de la demande impose de donner aux réseaux fiables et à l’accès équitable autant de priorité qu’aux nouvelles capacités de production.

Éolienne à proximité d’installations solaires à Bristol.
Éolienne près d’une centrale solaire à Bristol, photographiée en février 2026. Image d’illustration.
Crédit photo et licence Photo: Captain Galaxy, Wikimedia Commons, CC BY 4.0; original image, no modifications made · Source de l’image · Licence: Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
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Le débat énergétique privilégie souvent les inaugurations de parcs solaires et éoliens. Ces projets sont visibles et leur puissance se mesure facilement. Mais produire de l’électricité ne suffit pas si les foyers, les usines et les hôpitaux ne peuvent la recevoir de façon fiable. À mon sens, les investissements dans les réseaux méritent autant d’attention politique que les nouvelles centrales.

Selon la mise à jour électrique de mi-2026 de l’Agence internationale de l’énergie, la demande mondiale devrait progresser de 3,6 % en 2026 et de 3,8 % en 2027, après 3 % en 2025. L’industrie, les véhicules électriques, la climatisation, les pompes à chaleur et les centres de données contribuent à cette hausse. Il s’agit de prévisions, non de certitudes, susceptibles d’être modifiées par les tensions géopolitiques.

Il faut accroître la production, mais aussi moderniser les lignes de transport et de distribution, développer le stockage, adapter la demande et entretenir les équipements. Une centrale mal raccordée ne peut tenir ses promesses. Cette position ne vise aucune technologie particulière : elle refuse simplement de confondre un moyen de production avec une stratégie énergétique complète.

La question est également sociale. Si les grandes entreprises obtiennent des raccordements tandis que les ménages et les petites sociétés subissent des coupures ou des factures élevées, le soutien public risque de s’éroder. Les régulateurs devraient publier les files d’attente de raccordement, examiner les coûts du système et protéger les consommateurs vulnérables. Les communautés locales doivent pouvoir participer aux décisions.

Le succès devrait se mesurer à la diminution des pannes, à des prix abordables et à une électricité moins polluante, non au nombre d’annonces. Il s’agit d’une opinion éditoriale : l’AIE fournit les prévisions, mais n’endosse pas ces recommandations.

Source: www.iea.org